Un peu d’histoire

Un peu d’histoire

Peu de gens savent que L’Anse St-Étienne abritait jadis, il y a de cela 120 ans, un centre industriel important.

Témoins silencieux de l’époque de William Price ainsi que du mode de vie de nos ancêtres, ces lieux renferment plein de secrets qui ne demandent qu’à se raconter…

La construction d’une scierie en bordure de la rivière St-Étienne donna naissance, en 1883, au petit village ouvrier de St-Étienne. Cette même année, outre la scierie à vapeur, on construisit une trentaine de maisons pour les familles. Des maisons pour les travailleurs saisonniers et autres. En 1891, la population résidente atteint près  de 500 paroissiens tandis que les travailleurs saisonniers du village et des chantiers sont presque aussi nombreux. Tous ces gens proviennent en grande partie de Tadoussac, Côte-Nord, Chicoutimi et Grande-Baie. Il y avait deux quartiers distincts : le quartier de l’Anse-des-Messieurs où l’on trouvait l’église, le presbytère, le cimetière et une dizaine de résidences réservées aux cadres (d’où le nom Anse-des-Messieurs) et le quartier des ouvriers. Des services d’aqueduc et d’électricité desservaient ce petit village des plus modernes.

Par malheur, comme il arrivait trop souvent à cette époque, le 5 juin 1900, un incendie originant d’un abattis, dévasta en moins de deux heures le petit village en épargnant que le quartier de L’Anse-des-Messieurs. La compagnie Price qui, à l’époque, évaluait ses profits annuels à plus de 100 000 $ venait de faire une perte estimée à 200 000 $. C’est ainsi que disparut, après 17 années d’histoire, le petit village de St-Étienne. Quelques années plus tard, nous retrouvons les anciens habitants à Rivière Sainte-Marguerite, là où la Compagnie a poursuivi ses opérations.

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Aujourd’hui, au premier coup d’œil, seulement quelques clairières en friches éparpillées sur le site laissent deviner qu’on y pratiquait l’agriculture à une époque plus ou moins lointaine. Pourtant, si l’on s’arrête à écouter les gens du coin et si l’on parcourt le territoire en s’attardant aux détails curieux, le hasard peut nous amener à réaliser de fabuleuses découvertes.

Avec son livre «La nuit des perséides», l’auteur Jean-Alain Tremblay nous amène à découvrir la vie quotidienne de cette époque à travers des personnages attachants. Le prix, Robert Cliche, lui a été décerné en 1989 lors de la parution de ce roman.