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Saint-Étienne-du-Saguenay, un village moderne

Le village de compagnie de Saint-Étienne

Dès le départ, l’établissement d’un village de compagnie comme celui de Saint-Étienne nécessite un niveau d’organisation très important. Nous sommes à la fin du XIXe siècle et la colonisation du Saguenay est en cours depuis moins d’une quarantaine d’années. Pourtant l’offre de services développée par la compagnie Price est très impressionnante pour l’époque.

D’abord le village est alimenté en électricité à même la production énergétique du moulin à vapeur. Ensuite, une ligne de télégraphe de 27 kilomètres relie le village à Tadoussac à compter de 1886. On en retrouve d’ailleurs encore des vestiges en forêt. La poste est livrée deux fois par semaine entre Tadoussac et Saint-Étienne et entre Saint-Étienne et L’Anse-Saint-Jean. Une ferme, située sur la terrasse de l’actuel Village-Vacances, permet de nourrir la population avec des aliments frais. La population locale bénéficie même d’un service d’aqueduc !

Pour l’éducation des enfants, deux écoles ouvrent leurs portes. Les visiteurs, eux, peuvent loger dans un hôtel qui a été aménagé spécialement pour eux. La nourriture de l’âme est fournie par un curé, qui vient d’abord de la paroisse de Saint-Alexis de Grande-Baie, située à 87 kilomètres. Les services religieux seront par la suite assurés par le curé de Tadoussac, après qu’une pétition en ait fait la demande en 1885. Une église est construite en 1887, avec un cimetière attenant, dans le bien nommé quartier de l’Anse-de-l’Église. Le curé devient résident en 1890, après la construction d’un presbytère. En plus de s’occuper de spiritualité, celui-ci est aussi formé au rude métier d’arracheur de dents…

La population croit constamment au cours des années qui suivent, avec de l’immigration principalement en provenance de Tadoussac, la Côte-Nord, Chicoutimi, Grande-Baie, mais aussi des Écossais, des Anglais et des Norvégiens (un certain Günder Olsen et un certain Henry Robertson) nouvellement arrivés au pays… Mais c’est là une autre histoire qui sera racontée une autre fois.

Source : Saguenaysia, mai-juin 1963
Crédit photo : BAnQC, P666, S12, SS5, P533


Cette chronique fait partie d’une série publiée dans le cadre du 30e anniversaire du Village-Vacances Petit-Saguenay. Pour en connaitre davantage sur l’histoire de l’Anse-Saint-Étienne et du Village-Vacances, consultez la page histoire de ce site!

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